Marie Perron

Marie n’a pas d’âge. Elle pourrait très bien vivre au XVIII°, elle serait une de ses femmes, peintres originales, qui invitaient dans leurs salons les philosophes et libertins de leur époque, pour des dîners passionnels. Comme elle est née deux siècles plus tard, Marie porte des mini shorts, mais elle s’enivre des mêmes délices que ses ancêtres. Illustratrice pour des magazines de modes ou des marques de luxe, elle dessine des femmes boudeuses, drôles, animées, heureuses, sexy. Amie des artistes et amoureuse des érudits, Marie connaît en son salon de grandes fêtes colorées, ou tous les âges, les sexes et les idées se confondent et s’enlacent. Rien n’a de place prédéfinie dans son appartement empli de cadres, de fleurs, de tapis ou des créations de son fils Pierre. Marie n’est pas sage. Elle peut écrire un livre illustré sur le Kamasutra avec sa fille Jane (Kamasutra Cul(te) 2015). Elle peut être styliste pour Kenzo des années. Elle peut décider en une nuit de vivre de ses dessins. Enfin. Marie Perron aime le large, l’horizon marin à la fenêtre de sa maison à l’Ile d’Yeu, qui lui donne envie de peindre d’autres choses, encore. Elle travaille en se levant, et quand elle a fatigué ses pinceaux de son imagination, sort prendre l’air, déambule dans Paris, mange du soleil en espérant une rencontre fortuite. J’espère que vous la rencontrerez ainsi, l’iconoclaste et fascinante Marie.